Conférence de Loic DELHUVENNE – Directeur de l’Eurométropole Lille Courtrai Tournai

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Conférence de Loic DELHUVENNE – Directeur de l’Eurométropole Lille Courtrai Tournai

Loïc Delhuvenne nous est présenté par Olivier BEDDELEEM

« Européen convaincu, Loïc Delhuvenne désire ardemment contribuer à la construction d’une Europe des citoyens : ce n’est pas un vain mot mais une réalité à bâtir pour laquelle il mettra à disposition ses talents de diplomate, de pédagogue et de créatif : construire l’Europe de manière ascendante, c’est faire preuve d’ouverture aux citoyens, aux acteurs locaux pour co-construire sur le terrain avec les représentants politiques et répondre ainsi aux besoins de la population ».

Quelques slides commentés nous éclairent sur les caractéristiques, les objectifs et l’avenir de l’Eurométropole, premier Groupement Européen de Coopération Territoriale (GECT), créé en 2008 sur Lille-Courtrai-Tournai, qui réunit plus de 2 millions d’habitants de 160 communes de la métropole lilloise, de Wallonie Picarde et de Flandre occidentale. 32 élus sont issus de 14 partenaires, au niveau départemental et au niveau des intercommunalités. ; Outil reconnu au sein des institutions, il est un laboratoire d’idées et de projets.

« Hello Goeiedag Bonjour », exprime les 3 langues parlées, l’anglais, le néerlandais et le français.

« No. border If the earth is beautiful when seen from space it is because we do not see the scares of the borders»: pas de frontière

« We are water » : l’eau qui ne connaît pas de frontière est la thématique rassembleuse, qui permet de fédérer les acteurs. L’eau est appréhendée sous ses différentes formes, comme créer une boucle pour les vélos, ou des signalétiques communes sur des chemins pour un parcours transfrontalier, ou baliser des espaces verts.

« We are langages »: le Néerlandais et le français sont utilisés au sein de l’Eurométropole et un guide de courtoisie à destination du public propose le « ba à ba » du néerlandais et du français.
« We are the future » : 12 écoles ont été identifiées de part et d’autre de la frontière pour des jumelages scolaires linguistiques.
« We are digital »: le digital a pris le pas sur notre quotidien, non pas pour révolutionner le monde numérique mais pour familiariser les habitants aux échanges Il faut en effet se faire rencontrer les français et les belges sur ce sujet.
« We are the network »: Les acteurs agissent comme un réseau, comme un écosystème, avec les élus du territoire et les personnalités de la société civile : ils sont en mode action.
« We boost business »: beaucoup de starts up françaises font appel à l’Eurométropole pour questionner sur des échanges possibles avec la Belgique (ex Blanchemaille et Hommeos)
« We are real »: un travail est engagé avec Euratechnologies.
« We are creative »: il s’agit de détecter les initiatives citoyennes sur le territoire car il y a de nombreux porteurs de projets peu aidés pour les réaliser. En général, elles ne demandent pas un gros budget (1000, 2000€), il faut juste donner un coup de pouce pour développer des levées de fonds afin de pérenniser les initiatives
« We are experiments »: en lien avec l’actualité les acteurs font du structurel, attachés à l’expérimentation qui sollicite plus tard des réglementations aujourd’hui différentes d’un pays à un autre. Il faut donc combler les trous juridiques et travailler sur les blocages administratifs (ex des éoliennes, des règlementations des apprentis et des stagiaires).
« We build bridges »: mailler un maximum reste un facteur humain très important. Il faut en effet tisser des liens entre les hommes et les femmes de ce territoire.
« We don’t always succeed »: c’est une approche anglo-saxone (si on rate, on réajuste).
« But we keep on trying »:

Dans l’union européenne, l’ europmétropole est un facilitateur. Elle est un maçon qui crée du ciment
1 personne sur 3 est en effet concernée par les problèmes transfrontaliers

Quels sont les points de blocage les plus importants ? :L’emploi et la formation
On est face à l’incapacité des institutions à dialoguer entre elles, à avoir une vraie vision transfrontalière.
Aujourd’hui il faut avoir une approche des générations futures pour que les gens soient plus autonomes dans la gestion de leurs déplacements pour leur emploi. La mobilité reste aussi un handicap : se déplacer n’est pas facile.

La pollution de l’air est encore un facteur à creuser car il est nécessaire de aussi mieux informer les Belges en amont : il faut  favoriser les changements de comportement des habitants. Il y a donc une mise en place d’un réseau de capteurs pour mesurer la qualité de l’air

Le budget est-il suffisamment alimenté? Non ! Il y a une équipe de 8 personnes mais il en faudrait davantage pour réaliser tous les projets structurés
Mais d’autres travaillent sur l’international avec qui il faut installer une intelligence collective, et établir des liens avec les différents partenaires.

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